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Bond des demandes de médiation dans l'Education de la part des parents et enseignants

Enseignement supérieur, école à la maison, handicap, bourses: les demandes auprès des médiateurs de l'Education nationale ont bondi l'an dernier, témoignant d'interrogations croissantes...
Par  Afp
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Enseignement supérieur, école à la maison, handicap, bourses: les demandes auprès des médiateurs de l'Education nationale ont bondi l'an dernier, témoignant d'interrogations croissantes de parents, étudiants et enseignants.

En 2024, les services de médiation de l'Éducation nationale et de l'enseignement supérieur, qui peuvent être sollicités "en cas de désaccord avec une décision ou de conflit avec un membre de l'administration ou entre membres de la communauté éducative", ont traité 23.700 saisines, en hausse de 16% sur un an et de 50% en cinq ans, d'après leur rapport annuel publié mercredi.

La médiatrice de l'Education, Catherine Becchetti-Bizot, estime que l'augmentation des saisines "témoigne d'une meilleure visibilité donnée à la médiation au fil des ans".

Elle est aussi le reflet de davantage d'angoisses des familles, des étudiants et personnels, explique-t-elle à l'AFP.

Près d'un quart des réclamations provient des enseignants, le restant des usagers, à savoir écoliers, étudiants, collégiens et lycéens. Une grande majorité des demandes relève de questions financières telles que l'accès aux bourses.

Parmi les sujets d'inquiétude, l'instruction en famille (IEF) fait l'objet de 500 saisines en 2024, contre 300 en 2023, une envolée due au fait qu'il faut désormais demander une autorisation contre une simple déclaration auparavant.

Quatre motifs permettent de la justifier au regard de la loi: le handicap ou la santé de l'enfant, la pratique artistique ou sportive à haut niveau, l'itinérance des familles ou leur éloignement géographique ou encore l'existence d'une "situation propre" à l'enfant.

C'est cette dernière, plus floue, qui fait l'objet de la plupart des saisines. "D'un département à l'autre on a remarqué qu'il y avait de vraies inégalités ou que parfois une famille reçoit un refus alors que ses frères et soeurs ont eu droit à l'IEF", note la médiatrice.

Les saisines liées au secteur de l'enseignement supérieur privé dont les dérives font l'objet d'une publicité croissante, ont explosé de 236% sur un an.

Les doléances portent notamment sur les demandes de bourses ou sur la reconnaissance par l'Etat des diplômes du supérieur privé "avec une information assez floue, et parfois mensongère" donnée aux étudiants et aux familles, ce qui "pose problème pour la poursuite des études ou l'insertion professionnelle", précise à l'AFP la médiatrice.

Avec environ 200 saisines sur Parcoursup, contre 139 en 2023, il y a encore une "hausse notable" des saisines liées à la plateforme de candidature aux formations du supérieur mais "c'est vraiment peu par rapport au nombre d'inscriptions".

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